DPE à Parc Sud-Moulin du Vallon à Autun : bâti ancien et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Parc Sud-Moulin du Vallon, à Autun, les 354 DPE analysés décrivent un parc majoritairement ancien, partagé entre maisons et appartements. Avec 17,8 % de logements classés F ou G, le quartier présente une proportion de passoires énergétiques supérieure à celle de la ville.

DPE à Parc Sud-Moulin du Vallon à Autun : bâti ancien et enjeux immobiliers — Autun

354 diagnostics pour lire le profil énergétique du quartier

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Parc Sud-Moulin du Vallon)Part du quartier
A00,0 %
B20,6 %
C6217,5 %
D12635,6 %
E10128,5 %
F5315,0 %
G102,8 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Parc Sud-Moulin du Vallon (Autun).

Le dossier énergétique de Parc Sud-Moulin du Vallon repose sur 354 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, parmi les 2 879 DPE de l’échantillon analysé à Autun. Ce périmètre permet de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier et de les comparer aux résultats communaux fournis. Il ne constitue toutefois pas un recensement de tous les logements du secteur. Les proportions présentées doivent donc être comprises comme celles de cet ensemble de diagnostics, et non comme une description exhaustive de chaque rue ou de chaque immeuble. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ces données donnent un contexte local utile. Elles ne remplacent pas l’examen du DPE propre au bien concerné, dont les caractéristiques peuvent s’écarter du profil dominant.

Un bâti principalement antérieur à 1948, entre maisons et appartements

L’ancienneté du bâti constitue un trait marquant de Parc Sud-Moulin du Vallon : 66,4 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948. Cette période est dominante, tandis que la part des constructions antérieures à 1975 atteint 85,9 %. Le quartier se distingue ainsi du profil communal, où les logements d’avant 1948 représentent 45,3 % des diagnostics. Les maisons individuelles comptent pour 49,4 % de l’échantillon local, le reste correspondant à des appartements. Il s’agit donc d’un tissu résidentiel partagé entre ces deux formes d’habitat, plutôt que d’un secteur exclusivement pavillonnaire ou collectif. Ces informations permettent de situer un bien dans son environnement, mais elles ne renseignent pas sur son état actuel, ses équipements ou les éventuelles améliorations déjà réalisées.

La surface médiane des logements diagnostiqués atteint 83 m² dans le quartier, contre 67 m² à l’échelle d’Autun. Cette différence complète le portrait d’un échantillon plus ancien et composé de logements généralement plus grands au regard de cet indicateur. Elle invite aussi à la prudence dans la comparaison des coûts énergétiques annuels : les surfaces de référence ne sont pas identiques entre les deux ensembles. Pour autant, les données disponibles ne permettent pas d’attribuer les écarts de performance à la seule taille des logements ou à leur période de construction. Elles ne détaillent ni les matériaux, ni les systèmes de chauffage, ni les travaux effectués. L’ancienneté est ici un élément de contexte à examiner, pas une preuve suffisante de mauvaise performance pour un logement particulier.

Les classes D et E dominent, avec 63 logements classés F ou G

La répartition des étiquettes place la classe D au premier rang, avec 126 diagnostics, devant la classe E, qui en rassemble 101. La classe C compte 62 logements, tandis que la classe B en compte 2 et qu’aucun diagnostic de l’échantillon n’est classé A. Du côté des performances les plus faibles, 53 logements sont classés F et 10 sont classés G. Le quartier ne présente donc pas un profil énergétique uniforme : les situations intermédiaires dominent, mais les passoires énergétiques occupent une place notable. Cette diversité est importante pour interpréter une annonce immobilière. Un logement ne peut pas être assimilé à la tendance générale du quartier sans consulter sa propre étiquette et les informations de son diagnostic.

  • Classes A et B : aucun diagnostic A et 2 diagnostics B sont recensés. Ces étiquettes sont absentes ou peu représentées dans l’échantillon, sans que cela permette de conclure sur l’ensemble des logements non diagnostiqués.
  • Classes C, D et E : les effectifs sont respectivement de 62, 126 et 101. Les classes D et E structurent le profil observé, mais chaque bien doit rester apprécié à partir de ses caractéristiques propres.
  • Classes F et G : 53 diagnostics F et 10 diagnostics G constituent les 63 passoires énergétiques identifiées. Ce total décrit les résultats observés, sans préciser les causes techniques de ces classements.

Des indicateurs énergétiques au-dessus des références d’Autun

Les logements classés F ou G représentent 17,8 % des diagnostics de Parc Sud-Moulin du Vallon, contre 9,9 % pour la ville entière. La consommation médiane est également supérieure dans le quartier : 226 kWh/m²/an, contre 198 kWh/m²/an à Autun. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 671 €, alors que la référence communale est de 1 247 €. Ces indicateurs vont dans le même sens et décrivent un profil énergétique moins favorable sur les critères disponibles. Ils doivent néanmoins être lus avec les différences de surface et d’ancienneté du bâti. La consommation rapportée au mètre carré apporte un éclairage distinct du coût annuel, mais les données agrégées ne permettent pas d’isoler le rôle de chaque caractéristique dans l’écart constaté.

Vendre ou louer : distinguer le contexte du quartier du DPE du bien

Pour vendre ou louer à Parc Sud-Moulin du Vallon, l’intérêt de ces données est de préparer une présentation précise du logement, sans lui attribuer les moyennes du secteur. Avec 17,8 % de diagnostics F ou G et une majorité de constructions antérieures à 1948, les questions de performance énergétique trouvent un contexte local concret. Le propriétaire peut expliquer où se situe son bien par rapport aux classes représentées, tout en s’appuyant sur son diagnostic individuel. Un acquéreur ou un locataire peut, de son côté, comparer l’étiquette, la surface et l’estimation énergétique des biens examinés. Les faits fournis ne permettent toutefois de quantifier ni un effet sur la valeur immobilière, ni une conséquence sur le loyer, ni les travaux nécessaires pour un logement particulier.

  • Pour présenter un bien à vendre : distinguer son étiquette effective du contexte local, dominé par 126 diagnostics D et 101 diagnostics E. La distribution du quartier constitue un repère, pas une évaluation du bien.
  • Pour examiner une location : consulter les caractéristiques du logement et son estimation énergétique, plutôt que de retenir les 1 671 € médians comme budget individuel. Les données fournies ne suffisent pas à déterminer sa situation réglementaire.
  • Pour comparer plusieurs logements : rapprocher les surfaces et les consommations individuelles. Les références de 83 m² et de 226 kWh/m²/an servent à situer l’échantillon du quartier, sans fixer une norme applicable à chaque annonce.
  • Pour envisager des améliorations : partir des informations techniques propres au bien. Les 63 diagnostics F ou G signalent un enjeu énergétique local, mais ne permettent de prescrire ni une intervention précise ni un résultat attendu.

Questions fréquentes

Le quartier Parc Sud-Moulin du Vallon est-il moins performant que l’ensemble d’Autun ?

Sur les indicateurs fournis, son profil est moins favorable : 17,8 % des diagnostics sont classés F ou G, contre 9,9 % dans la ville. La consommation médiane atteint 226 kWh/m²/an, contre 198 kWh/m²/an. Cette comparaison porte sur les échantillons analysés et ne signifie pas que chaque logement du quartier est moins performant qu’un logement situé ailleurs à Autun.

Le bâti ancien signifie-t-il qu’un logement sera nécessairement mal classé ?

Non, les données ne permettent pas cette conclusion individuelle. Si 66,4 % des diagnostics concernent des constructions antérieures à 1948, le quartier compte aussi 62 logements classés C et 2 classés B. Aucun croisement entre âge et étiquette n’est fourni. Il faut donc consulter le DPE du logement pour connaître son classement, sans le déduire de sa seule période de construction.

Quel repère énergétique retenir avant de vendre ou de louer dans le quartier ?

Le coût annuel médian estimé de 1 671 € donne un contexte, mais le repère principal reste le diagnostic du bien. Sa surface, son étiquette et son estimation doivent être examinées ensemble. Les statistiques du quartier ne permettent ni de prédire une dépense individuelle, ni de mesurer un effet sur une transaction, ni de conclure sur les conditions réglementaires de mise en location.

Sources officielles

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