DPE du Centre Ville à Autun : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Au Centre Ville à Autun, les 552 DPE analysés décrivent un parc majoritairement ancien et composé surtout d’appartements. Les logements classés F ou G représentent 10,1 % de cet échantillon, une proportion proche des 9,9 % observés dans la ville.

DPE du Centre Ville à Autun : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers — Autun

Le dossier énergétique du Centre Ville repose sur 552 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 2 879 DPE à Autun. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leurs étiquettes et plusieurs caractéristiques de leur bâti. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements du Centre Ville. Leur lecture fait apparaître trois éléments : une forte présence des constructions anciennes, une majorité d’appartements et une concentration des diagnostics en classe D. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat à la location, ces repères donnent un contexte local. Ils ne remplacent pas l’examen du diagnostic du logement concerné, dont les caractéristiques peuvent différer des valeurs médianes du quartier.

Un bâti principalement antérieur à 1948 et composé d’appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Centre Ville)Part du quartier
A10,2 %
B40,7 %
C11821,4 %
D25746,6 %
E11621,0 %
F366,5 %
G203,6 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Centre Ville (Autun).

La période de construction dominante du Centre Ville est celle d’avant 1948 : elle représente 77,7 % des diagnostics du quartier, contre 45,3 % à l’échelle d’Autun. La part des constructions antérieures à 1975 atteint 94,2 %. L’ancienneté du bâti constitue donc une caractéristique importante de cet échantillon local, bien davantage que dans la ville prise dans son ensemble. Les maisons individuelles ne représentent que 19,9 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements. Ce profil invite à examiner chaque bien dans son contexte d’immeuble plutôt qu’à raisonner uniquement à partir de sa surface. Les données fournies ne décrivent cependant ni les matériaux de construction, ni les équipements de chauffage, ni les travaux déjà réalisés. Elles ne permettent donc pas d’attribuer une performance énergétique précise au seul âge du bâtiment.

  • Avant 1948 : 77,7 % des diagnostics du Centre Ville concernent cette période de construction. Ce chiffre caractérise l’échantillon, sans renseigner à lui seul sur l’état actuel ou la rénovation d’un logement.
  • Avant 1975 : la part atteint 94,2 %. Pour étudier un bien, son ancienneté doit donc être rapprochée de son DPE individuel et des informations disponibles sur ses caractéristiques.
  • Maisons individuelles : 19,9 % des logements diagnostiqués, les autres étant des appartements. Les résultats du quartier reflètent ainsi surtout un habitat en immeuble.
  • Surface médiane : 66 m² dans le quartier, contre 67 m² dans la ville. Cette proximité des surfaces médianes accompagne un contraste beaucoup plus marqué concernant l’époque de construction.

La classe D domine, avec 56 logements classés F ou G

Avec 257 diagnostics sur 552, la classe D est l’étiquette la plus représentée au Centre Ville. Les classes C et E comptent respectivement 118 et 116 diagnostics, soit des effectifs proches. À l’autre extrémité de la distribution, les classes A et B restent peu présentes, avec 1 et 4 diagnostics. Les logements classés F sont au nombre de 36 et ceux classés G au nombre de 20. Ensemble, ces 56 passoires énergétiques représentent 10,1 % de l’échantillon du quartier. Cette répartition montre que le bâti ancien ne se traduit pas systématiquement par une étiquette F ou G. Elle révèle aussi des situations énergétiques différentes au sein du Centre Ville, que la seule étiquette dominante D ne doit pas masquer lors de l’étude d’un logement.

Des indicateurs proches de ceux d’Autun malgré un bâti plus ancien

La comparaison avec Autun nuance l’idée d’un Centre Ville nettement moins performant en raison de son ancienneté. La proportion de logements F ou G s’établit à 10,1 %, contre 9,9 % dans la ville : le quartier se situe légèrement au-dessus, mais les deux proportions restent proches. La consommation médiane est également supérieure, à 204 kWh/m²/an contre 198 kWh/m²/an. En revanche, le coût énergétique annuel médian estimé est légèrement inférieur, avec 1 243 € contre 1 247 €. Ces indicateurs ne mesurent pas la même chose et ne doivent pas être confondus. Ils décrivent des distributions de diagnostics, sans démontrer les causes des écarts observés. En particulier, les données disponibles ne permettent pas d’expliquer pourquoi un quartier beaucoup plus ancien présente un coût médian aussi proche de celui de la ville.

  • Passoires énergétiques : 10,1 % au Centre Ville et 9,9 % à Autun. La différence ne justifie pas de présenter l’ensemble du quartier comme nettement plus exposé aux étiquettes F ou G.
  • Consommation médiane : 204 kWh/m²/an dans le quartier, contre 198 kWh/m²/an dans la ville. Ce repère local ne constitue ni une consommation garantie ni la mesure d’un logement particulier.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 1 243 € contre 1 247 €. Il s’agit d’estimations issues des diagnostics, et non d’une comparaison des factures effectivement payées par les occupants.
  • Bâti antérieur à 1948 : 77,7 % contre 45,3 %. C’est un contraste important entre le quartier et la ville, alors que leurs surfaces médianes sont proches, à 66 et 67 m².

Vendre au Centre Ville : situer le bien sans lui attribuer le profil moyen

Pour préparer une vente au Centre Ville, les statistiques servent d’abord à situer le logement dans son environnement. Un bien classé D appartient à l’étiquette la plus fréquente de l’échantillon, qui rassemble 257 diagnostics. Un logement classé F ou G relève d’un groupe de 56 diagnostics, minoritaire mais bien présent. Ces repères peuvent aider à expliquer le positionnement énergétique du bien, sans permettre de conclure à une valeur de vente ou à une facilité de transaction. La présentation doit rester centrée sur le DPE individuel, sa consommation estimée et les caractéristiques propres au logement. Dans ce quartier où 77,7 % des diagnostics concernent des constructions antérieures à 1948, l’ancienneté mérite d’être précisée, mais elle ne suffit pas à prouver une mauvaise performance ni à établir la nécessité de travaux particuliers.

Louer au Centre Ville : distinguer estimation locale et situation du bien

Pour une mise en location, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 243 € apporte un point de comparaison, pas un budget à appliquer automatiquement au futur occupant. La consommation médiane de 204 kWh/m²/an ne doit pas davantage être présentée comme celle du logement proposé. Le bailleur et le candidat à la location ont intérêt à examiner les informations propres au bien plutôt qu’à déduire ses performances de son adresse ou de son ancienneté. La présence de 36 diagnostics F et de 20 diagnostics G appelle une attention particulière à l’étiquette individuelle. Les seuls chiffres du quartier ne permettent toutefois pas de déterminer si un logement précis peut être loué : cette appréciation nécessite un examen de sa situation et du cadre applicable, que l’échantillon statistique ne documente pas.

Questions fréquentes

Le Centre Ville est-il plus énergivore que l’ensemble d’Autun ?

La consommation médiane y est légèrement supérieure : 204 kWh/m²/an, contre 198 kWh/m²/an à Autun. La part de passoires énergétiques est également un peu plus élevée, à 10,1 % contre 9,9 %. En revanche, le coût annuel médian estimé est proche et légèrement inférieur. Ces indicateurs appellent donc une comparaison nuancée plutôt qu’un jugement global sur tous les logements du quartier.

Un appartement ancien du Centre Ville est-il forcément classé F ou G ?

Non. Bien que 77,7 % des diagnostics concernent des constructions antérieures à 1948, les classes F et G ne représentent ensemble que 10,1 % de l’échantillon. La classe D domine avec 257 diagnostics. Les données ne croisent pas l’âge, le type de logement et l’étiquette pour chaque bien : elles ne permettent donc pas de prédire le DPE d’un appartement ancien.

Peut-on utiliser les 1 243 € médians pour annoncer les dépenses d’un logement ?

Ce montant est un indicateur de quartier, pas l’estimation individuelle du bien proposé. Il correspond au coût énergétique annuel médian estimé dans les diagnostics analysés et non à une facture constatée. Pour présenter un logement à la vente ou à la location, il faut distinguer ce repère statistique des informations énergétiques propres au bien, sans promettre un niveau de dépense.

Sources officielles

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